Fondée en Septembre 1992 par les jeunes du quartier Paris Bouyon à Mékambo, l’association BANDJENGA BA PARIS BOUYON CENTRE s’est, depuis, éteinte d’elle-même. Les multiples tentatives entreprises par ses fondateurs pour remettre les «DJENGA» sur pied n’ont pu aboutir jusqu’à présent. Le Grand Scorpions demeure ainsi dans une léthargie qui commence à inquiéter ses membres. Retour sur l’histoire d’une association au parcours atypique considérée par ses adhérant comme un « patrimoine nationale » et dont les fondateurs tentent comme ils le peuvent de sauver.

L’aventure BANDJENGA commence quand Germain MELAHOU et Constant ITAMBI, décident un jour de l’année 1992 de réunir, leurs amis d’enfance André APAZANGOYE, MBEMBE Lambert, Franck BOUYON, Aristide KASSANGOYE, Claude BOHOUMA, Luc ZOKOUAKA, Gervais MASSINGAMAMBO etc.

C’est à partir de cette réunion somme toute informelle, qui s’était tenue à  « Mbaza » chez ATAPIKOULA, chef de canton Loué d’alors, que ces jeunes visionnaires, âgés à l’époque d’à peine une vingtaine d’années pour la plupart, se mirent ensemble pour lancer l’association de leur quartier.  Sur proposition du jeune Gervais MASSINGAMAMBO, l’association sera dénommée BANDJENGA et un comité directeur dirigé par Claude ATABI BOHOUMA (premier président de l’association) est aussitôt mis en place.

A la question de savoir pourquoi le nom « BA NDJENGA » le membre fondateur Germain MELAHOU explique que le Scorpion est une espèce rare et discrète qui n’attaque qu’en réaction aux provocations mais dont la morsure et le venin peuvent s’avérer très dangereux et fataux. « Cet animal résume en lui-même l’esprit des habitants de Paris Bouyon. Ils sont de nature calmes et dociles mais derrière cette douceur peut se cacher un coté fulminant qui n’est finalement exploité que quand le « Parisien » est provoqué et se sent en danger»

Ce qui ne fut au tout départ que de simples retrouvailles entre copains d’enfance prit de l’ampleur quand les jeunes « fondateurs » furent rejoints par leurs ainés Marcelin BASSESSELET, Zéphyrin NDEKABOGNEDJE, EBOUNANGALA BOUYON etc. pour finalement mettre en place, en septembre 1992,  la grande association BANDJENGA BA PARIS BOUYON CENTRE. Un ensemble qui réunit en son sein toutes les filles et tous les fils du quartier Paris Bouyon.

Les premières années furent celles de gloire, de l’apothéose. Jamais dans l’histoire de Mékambo, une association n’a été aussi structurée et fait autant parler d’elle suite notamment à ses multiples sorties qui, au vu des foules qui s’y rendaient, finissaient par se transformer en un grand rassemblement au cours duquel les cultures du département de la Zadié étaient valorisées. Du gymnase d’Oloumi aux jardins de la Peyrie en passant par des kermesse organisées çà et là aussi bien à Libreville qu’à Mékambo, l’association BADJENGA a, durant près d’une décennie, porté haut les cultures Kota et Mahongwe.

La réussite des «NDJENGA » est en partie due à la plurivalence de ses activités. En effet, en marge de la promotion tout azimut des cultures Mahongwe et Kota (art culinaire, rites et danses ses traditionnelles, art oratoire etc.) l’association dispose également d’une équipe de football, d’un groupe de tontine, etc. Tenir BANDJENGA éloignée de toutes visées politiques a également contribué non seulement à raffermir les liens de fraternité entre les membres, mais aussi à installer un climat de confiance au sein de la structure, la faisant ainsi bénéficier d’une certaine crédibilité vis-à-vis des populations souvent méfiantes de tout ce qui est en rapport avec la politique.

Comme pour toute organisation à succès BANDJENGA a, bien évidement, connu des tentatives de déstabilisation, aussi bien internes qu’externes. Il est clair que la réussite des « NDJENGA » a suscité la convoitise des politiciens et autres prédateurs dont les multiples tentatives de récupération se sont heurtées, non seulement, à l’esprit d’union et de fraternité des membres de l’association, mais aussi et surtout à la vigilance des «gardiens du temple » que sont les membres fondateurs qui , à chaque fois,  ont réussi à déjouer les plans machiavéliques qui visaient la dislocation de cette structure associative considérée par les « Parisien » comme un «patrimoine national».

«Le plus dur n’est pas d’atteindre le sommet, mais de s’y maintenir» a-t-on coutume de dire. En effet, depuis quelques années, et sans explication, l’association BANDJENGA BA PARIS BOUYON CENTRE a complément disparu de la scène. Le bureau, dirigé par la Présidente Mme MABIKA, qui, selon les statuts, devrait être renouvelé chaque année, est toujours en place et ce, depuis belle lurette. Les fondateurs interrogés par l’équipe de MMM semblent ne plus avoir le souvenir de la date de la dernière assemblée générale de cette structure qui naguère en tenait annuellement.

Comme pour alimenter la flamme des « DJENGA » dont la légende dit qu’ils ne meurent jamais, et surtout dans le but de maintenir les liens de fraternité, l’entente et la cohésion entre les filles et fils du quartier Paris Bouyon (aussi appelé «La terre promise»), la dernière présidente de cette structure, Madame MABIKA née ZOKOU Léontine, a, il y a quelques années, ressuscité, sous une autre forme, la «Tontine Badjenga ».

Ainsi, grâce à cette « tontine » qui, dans sa nouvelle formule, accepte désormais en son sein des personnes non originaires de «La terre promise», le célèbre crie « Bandjenga Youwa? Imbo Toh ! » a continué de retentir dans les oreilles des Mékambois, et ce,  malgré la quasi mort de l’association proprement dite.

Supportant mal de voir leur « bébé » s’éteindre à petit feu, les « gardiens du temple », les « fondateurs » ont récemment pris sur eux de relancer les activités de la mythique association BADJENGA BA PARIS BOUYON CENTRE. C’est ainsi que ce samedi 4 Mars 2017 la grande de équipe des fondateurs s’est réunie en urgence au domicile d’Aristide KASSANGOYE à IAI.

Cette réunion exclusivement réservée aux membres fondateurs présents à Libreville a duré pendant 4 heures (14h – 18h) et a vu la participation de Modeste NGONGOLO, un émissaire venu tout droit de Mékambo avec le message que lui ont transmis les sages locaux qui exhorteraient les jeunes à raviver la flamme des « NDJENGA ».

Mise à part les absences somme toute remarquées de Lambert MBEMBE ATABI et de Luc ZOKOUAKA, la quasi-totalité des membres fondateurs présents sur Libreville à effectué le déplacement en vu de prendre part à cette réunion qui pourrait être qualifiée de « réunion de la dernière chance» et se présente comme une opportunité pour enfin sortir les BANDJENGA du creux de la vague. Les membres fondateurs suivants ont notamment pris part à cette réunion stratégique:

Simplice MEDJONGA, Aristide KASSANGOYE, Franck BOUYON, André ABENASSABO, Claude BOHOUMA ATABI et Germain MELAHOU.

Comme pour montrer leur détermination, les « gardiens du temple » ont unanimement décidé, au cours de cette retrouvaille, d’accélérer les choses en mettant notamment en place un plan d’action dont le but est d’aboutir à l’organisation, à la fin du moi de Mars, d’une grande assemblée générale qui devrait acter le retour très attendu de BANDJENGA.

A cet effet, une rencontre avec la présidente Mme MABIKA est prévue pour ce mercredi (08/03/2017). Les membres fondateurs entreprendront également une campagne de sensibilisation dans le but de remobiliser les « scorpions » pour la reprise immédiate des activités en vu de rattraper les années perdues.

L’équipe de MMM suivra le groupe des fondateurs de très près et tiendra les membres de la plateforme informés de l’évolution des activités prochaines de BANDJENGA.

Liste des présidents de BANDJENGA depuis sa création:

  • Claude BOHOUMA ATABI
  • Paul ZONDO ATABI
  • EBOUNANGALA BOUYON
  • Marcelin BASSESSELET
  • Mme MABIKA née Léontine ZOKOU

 

Présidents de l’antenne locale de Paris Bouyon

  • Feu AROUNA PESSILI
  • Feu MOUESSI

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