Du vendredi 8 au dimanche 10 décembre 2017, durant trois jours, l’actualité politique nationale était essentiellement dominée par la tenue du 11e congrès ordinaire avancé du Parti Démocratique Gabonais(PDG) au stade sino-gabonais d’Agondjé dans la commune d’Akanda.

Entre tractations, suspens, dénonciations et changement profond et structurel  au sein du secrétariat exécutif  du parti au pouvoir, la dernière journée aurait été la plus attendue. Avec au menu, la publication des nouveaux dirigeants du PDG à tous les échelons du parti et le discours de clôture du chef de ce parti, Ali Bongo Ondimba.

Des nominations, passons, et restons sur le discours et les thématiques qui y ont été abordées par le 1er chef du PDG. Les spécialistes de la communication politique pourront le décrypter autrement. Mais le simple et modeste observateur de la vie politique du Gabon que je suis ne peut rester sans mot dire. Je laisse les militants zélés me faire le procès selon qu’ils veulent.

Pour ma part, sans être un doué dans le domaine de la communication, j’ai retenue dans le discours d’Ali Bongo un mot «communication ». Oui. Un mot plein de sens et accessible à tous les militants de son parti. Loin du regard partisan et fanatique devant l’appel du chef du PDG demandant à ses militants à communiquer, je me permette de d’écrire ces quelques lignes.

La communication est une profession, un art.

Vue sous cet angle, il va de soi que certaines règles  doivent être respectées afin de donner à ce noble métier sa place de 4e pouvoir. Mais qu’est ce qui peut aujourd’hui justifier l’appel à communiquer du Président Ali Bongo ? Loin d’être dans ces secrets, le paysage médiatique gabonais peut être apprécié par tous. Comment communiquer ? Pour qui communiquer?  Comment traiter une information ? Etc. Autant de questions que je laisse aux spécialistes de la communication.

L’information, renseigne, éduque, et nourrit l’esprit.

C’est par l’information que le monde s’est échappé des certaines situations dramatiques. Lorsqu’elle n’est pas divulguée en temps réels, elle porte en elle les germes de la destruction d’une société. Laissant libre court à toutes les imaginations et interprétations possibles pour ceux qui ont Soif de communiquer. Des supports de communication analogiques aux supports numériques, le domaine de la communication connait plusieurs mutations et devient de plus en plus exigeant et essentiel. Il y a dix ans en arrière, seules les chaînes publiques détenaient le monopole de l’information et obligeaient de facto les populations à suivre une celle ligne de communication.

Aujourd’hui, avec l’arrivée des chaînes privées et les réseaux sociaux notamment, les chaînes publiques semble avoir perdu le monopole. Cela se traduit avec la diversité des chaînes privées (radio et télévision) et de nombreux médias en ligne. Sans oublier les plateformes de communication sur  Facebook, telle que Métandou Mia Mékambo et ses nombreux clones, dans le cas de l’Ogooué Ivindo. Quand bien même, les chaînes publiques soient encadrées par certaines règles, parfois non écrites, pour uniquement servir de relais politique et de chaînes de propagande, elles semblent être décriées à ce jour. Car elles n’offrent que l’information traitée à sens unique empreint d’analyse partisane. Or, le métier exige une information équilibrée et un traitement objectif.

Le monopole des réseaux sociaux se justifie bien par cette absence d’information diversifiée et d’un traitement neutre des journalistes ou rédacteurs d’articles de presse. Oui, les réseaux sociaux ne sont pas sans reproches, il y a aussi beaucoup à dire sur la fiabilité de certaines informations et leurs traitements. Ils ont, néanmoins, le mérite de dépendre librement de la ligne éditoriale définit par ses animateurs (administrés). La peur des réseaux sociaux et de communiquer auraient gagner plusieurs hommes politiques. Réduisant ainsi, la lisibilité des actions parfois louables de certains au profit de leurs partis. La force de l’information et l’envie de communiquer pour un public plus large devraient constituer les éléments de base pour les politiques. Même lorsque la plateforme de communication est libre et accessible à tous, il y a des politiques qui refusent de communiquer. Ne sachant pas le tort qu’ils se font pour eux-mêmes ou bien pour leurs chapelles politiques.

Sans vouloir m’ériger en défenseur d’apprentis sorciers qui ont fait gravement irruption dans le métier de la communication, je crois pour ma part, que le métier reste encore à loin d’intégrer nos mœurs. Entre la peur des critiques souvent acerbes  que l’on observe dans les réseaux sociaux et la vulgarisation des idées et des actions politiques, les acteurs politiques sont à la croisée de chemin. Mais en fait, les critiques ont aussi un sens profond de conseils et de rectitude dans la vie politique. C’est l’image souvent angélique que les politiques veulent tous renvoyés au sein de l’opinion publique qui nourrit la peur de communiquer.

Il est peut-être temps que le changement de paradigmes arrive. Alors que l’ancien président gambien Yaya Jameh  avait confisqué tous les medias d’État rendant ainsi invisible les actions de son successeur et actuel président Adama Borow au sein de la population, c’est uniquement par le canal des réseaux sociaux le président Adama Borow s’est investi pour mener sa campagne et a été suivi par les gambiens et même au-delà. Des exemples sont nombreux pour montrer l’importance de la communication chez les  acteurs politiques.

Communication !communication! Voilà le message qui est lancé.

Paterne Mackwah Ngondathe

Congrès du PDGhttps://i1.wp.com/metandou.com/wp-content/uploads/2017/12/pdg11.jpg?fit=640%2C430https://i1.wp.com/metandou.com/wp-content/uploads/2017/12/pdg11.jpg?resize=235%2C164mmmActualitéLibre TribuneDu vendredi 8 au dimanche 10 décembre 2017, durant trois jours, l'actualité politique nationale était essentiellement dominée par la tenue du 11e congrès ordinaire avancé du Parti Démocratique Gabonais(PDG) au stade sino-gabonais d'Agondjé dans la commune d'Akanda. Entre tractations, suspens, dénonciations et changement profond et structurel  au sein du secrétariat...L'Autre Mékambo