PDG PUISSANCE 28, c’est le type d’obus utilisé par l’armée pédégiste pour pilonner les cantons Mbéngoué et Sassamongo, afin d’écraser ses misérables populations qui commençaient à murmurer leur soif de changement, à travers les deux mirmidons que sont Arnaud Moandoma, le Cubain et Nadège Elanie, l’Amazone.   28 c’est en effet le nombre de véhicules grand luxe et full option drainés par Issozet Ngondet, Georgette koko, Ikambouaya Ndekat, Nelson Messone, Flavien Enongoué et compagnie pour convoyer l’argent nécessaire au dressage des populations de Mbéngoué et Sassamongo, à défaut ‘’d’acheter leurs voix’’ ; selon leur leitmotiv de campagne. Et prouver à ces deux jeunes opposants qu’à défaut de convaincre, le PDG est un mammouth qui vous imposera son gabarit. Une fois de plus, Mékambo vient de démontrer son allergie au changement. Pendant une semaine, nous avons infiltré les différentes équipes de campagnes. Commentaires à chaud, en guise de complément à tous les post publiés sur MMM sur la question.

 

Dans l’un de nos précédents articles (‘’Election législative partielle dans la Zadié : forces et faiblesses de nos candidats’’), Nous prédisions : «  Mamboula (4+ contre 7-) peut paradoxalement gagner ! (…) Si le PDG corrompt avec l’argent du contribuable (…) si le peuple de Mbengoué/Sassamongo, qui a souvent pardonné, décide d’être AMNESIQUE ». Nous disions aussi qu’il avait des « Chances réelles, bien que savamment hypothéquées ». Et cela s’est bien réalisé ! Il ne vous reste qu’à féliciter l’Honorable dont nous attendons la très prochaine et inévitable nomination au gouvernement, pour diriger la présidentielle d’Ali Bongo Ondimba dans la Zadié. Ce,  malgré la grimaces des ‘’ministrables’’ de la Zadié qui pendant cette élection auraient noué des contacts avec certains opposants pour  battre Issozet (Affaire à suivre).

Les résultats globaux (selon nos sources) sont connus. Ainsi, Simplice Mamboula (PDG) l’emporte avec 542 voix, soit 46.20% contre  332 voix (28.30%) pour Moandoma Arnaud de l’UPNR, 214 voix (18.24%) pour Nadège Elanie du 7MP et 85 voix (07.24%) pour Thierry d’Argendieu Kombila de l’UNAF.

On remarque un écart de 210 voix entre le PDG et l’UNPR, de 328 voix avec le 7MP et 457 voix avec l’UNAF qui aura fait piètre figure. On note également un écart infime de 89 voix défavorable au PDG, comparativement aux 631 voix de l’ensemble de l’opposition. Ces différents écarts montrent que, quoi qu’on en dise, le PDG demeure présent dans le 1er siège de la Zadié, avec laquelle il semble désormais nouer une relation atypique du genre ‘’Je t’aime, moi non plus’’.

Venons-en maintenant aux causes. Pour le PDG, il faut dire qu’il possède une avance de 48 ans sur les autres partis tels que le 7MP dont la présence à Mékambo ne date que d’environ un an, marquant aussi l’avènement de Jean Ping dans la contrée. Donc ses structures de base lui  sont restées fidèles, bien que le parti soit fragilisé de l’intérieur et honni par la majorité de l’élite de Mékambo.

En outre, et c’est la principale raison, il a usé de son joker habituel : la corruption. 90 millions de FCFA de budget ! Des fortes sommes d’argent ont été déversées dans les villages (entre 250 000 F CFA et 800 000 F CFA lors des meetings; et entre 200 000 et 1000 000 F CFA pour le porte à porte). Parlant du porte à porte, le PDG vient d’en inventer une nouvelle forme : prévoir une enveloppe par village sur la base d’une liste prédéfinie, et ne donner l’argent qu’après les résultats. Ce qui est une forme de chantage et de violente aliénation.  Et pendant tout le parcours de son candidat, aucun programme n’a été décliné; le seul leitmotiv était : « Nous (les sangliers gras, selon les mots d’Issozet et d’Ikambouaya Ndékat) venons acheter vos voix » à vous (‘’les rats fouisseurs’’). C’est-à-dire, ‘’nous vous achetons’’.  Enfin, le PDG a usé du trafic d’influence : 28 véhicules de luxe, tout un équipage du gouvernement, des institutions constitutionnelles et de hauts cadres administratifs de l’Ogooué-Ivindo. On se serait cru à une campagne pour la présidentielle. Ce fut là une démonstration de la brutalité, de la bestialité et de la monstruosité de ce parti vis-à-vis des misérables populations tremblantes. Le PDG a usé de la grenade pour vaincre un moucheron trop bruyant.

Pour les partis de l’opposition, la défaite est d’abord due à une inorganisation presque atavique. L’UNAF de Kombila n’a brillé que par quelques apparitions ciblées hérissées d’injures. L’UPNR de Moandoma qui a bénéficié du fait qu’il soit établi à Mékambo, a fait quelques allers et venues dans le siège, souvent seul, ou accompagné à distance, du représentant d’Héritage et Modernité. Mais que ce fut bien squelettique ! Seul le 7MP a donné une copie acceptable en termes de logistique, de distribution du franc électoral et surtout de discours clair, porteur d’espoir et de mobilisation.  A cette inorganisation, on peut ajouter le manque de moyens financiers de ces trois partis dont le seul sponsor, pour cette élection, était Jean PING.

Enfin, il faut noter la misère d’une population qui, tenue par la nécessité, ne peut ni se faire la violence d’une réflexion libératrice, ni résister à l’arrogance d’un système non respectueux de la dignité humaine, et dont les hauts responsables sont prêts à tout pour préserver leurs intérêts actuellement menacés par les avertissements colériques d’Ali Bongo Ondimba.

Il appert de ce qui précède, plusieurs enseignements. Le premier est que Mbéngoué (à cause  villages Zamba-Kangaka, Ikéï Boca-Boca, Héanzo et Ingoalalndjondjo) n’aura jamais de député avant 40 ans ! Et par sa propre faute (ce sera l’objet de notre prochain article). Ensuite, le peuple kota serait viscéralement attaché (ba kota) à la misère, surtout la misère morale. Il ne saura un jour mériter le respect du PDG et de son pouvoir, le respect de la nation gabonaise. Par ailleurs, ce PDG continuera de gagner dans la Zadié comme dans l’Ogooué-Ivindo sans contrepartie, et avec le dédain connu. Cela pourrait être encore le 27 août prochain. Quel sens absolu et républicain d’abnégation ! Néanmoins, ce PDG a dorénavant PEUR.

En guise de solutions, il y a nécessité pour lui de savoir que lorsque la peur est désormais érigée en idéologie, la fin se murmure. Le sursaut de l’homme qui crie n’est plus loin quand la force de son bourreau se décuple. Et le premier opposant au PDG est le Pédégiste ; surtout lorsque Simplice Désiré Mamboula sera nommé Ministre. Les autres ‘’ministrables’’ de la Zadié sortiraient leurs couteaux.

L’opposition, elle, gagnerait à s’organiser. Que représentent réellement l’UPNR et l’UNAF devant le PDG ? Où sont les sièges ? Quel en est le nombre d’adhérents ? Où sont les structures de base ? Quelle en est la gouvernance ? Pour le 7MP, il faut continuer le travail commencé et s’entourer de la ressource humaine appropriée. Car de ce côté, l’actuelle manquerait d’habileté et de probité (quand un Coordonnateur Général et un Suppléant sont soupçonnés d’avoir bâclé le porte à porte dans la Commune !). De même, il faudra continuer le travail de sensibilisation. Le peuple kota en général, celui de Mékambo singulièrement, comprendrait vite, mais il faut lui expliquer longuement( ?) Pendant que d’autres prennent en mains leurs destinées, lui préfère que l’on vienne se charger, modifier, altérer et même effacer le sien….

Enfin, et c’est un impératif, il faut que l’opposition s’unisse. Qu’elle mutualise ses moyens humains, financiers et matériels pour atteindre son objectif commun de voir chuter le PDG et de libérer le peuple de la misère. Dans un scrutin à un tour, il lui sera impossible de réaliser ce dessein en rangs dispersés.  Les chiffres ne trompent pas. Sur 1173 voix, le PDG remporte 542 (46.20%) contre 631 (53.79%) pour toute l’opposition. Cela montre bien qu’une candidature coalisée des partis de l’opposition aurait fait chuter le mammouth. Sans cette coalition, point de salut pour elle. Et cela reste valable pour la prochaine présidentielle.

Arnaud Moandoma, Nadège Elanie, Thierry d’Argendieu Kombila, croyiez-vous sincèrement battre Issozet Ngondet (et non Simplice Mamboula) en étant dispersés ? Pendant que lui avait son électorat certain, le vôtre était émietté, et à la merci d’Issozet Ngondet qui en a encore grignoté quelques voix.  Et, la responsabilité de Jean PING dans la défaite toute relative de ses trois poulains peut être évoquée. Fin diplomate, il a évité de frustrer chacun des prétendants, divisant en trois parts les moyens financiers mis à leur disposition. Confisquant de fait les moyens matériels. Alors qu’en politique, il aurait dû trancher en faveur d’un ticket entre Moandoma et Elanie, par exemple,  qui avaient la faveur des pronostics. Serait-ce là un indice de sa tiède autorité… diplomatique ? Une attitude  pas toujours propice pour des grandes décisions.

Les affaires politiques sont par essence arbitraires, incertaines. Et ce n’est pas, dans cette élection législative partielle, le meilleur qui a gagné, mais le plus rusé, le plus arrogant : Issozet Ngondet. Dorénavant, Mékambo devrait la fermer ! L’opposition devrait, elle aussi, confectionner ses listes d’électeurs, préparer ses enveloppes pour le porte à porte. Et ne distribuer l’argent qu’après les résultats. A ce jeu, ce sont les populations qui seraient chosifiées. Par ailleurs, les élites, comme de vraies lumières, ne devraient pas se contenter d’élections virtuelles sur les réseaux sociaux. Quelles descendent sur le terrain pour s’enrôler, battre campagne et sortir les populations rurales de leur minorité. Dans tous les cas, il ne suffit pas à la verge de se mettre en érection, il faut plus pour… revenir en décembre.

L’Observateur averti (t)

 

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