Après avoir analysé les réactions parfois virulentes des Membres de MMM, nous avons  été obligés de nous risquer au constat que la situation actuelle du 1er siège n’est qu’un héritage du PDG, et que cela contribue à la naissance d’une opposition Moderne dans cette contrée. Le plus grand perdant reste les cantons Mbéngoué/Sassamongo, deux entités nées de la séparation politique du grand canton Djibo, objet des convoitises de l’Ivindo. Lecture et jeu de mots (maux).

Tout ce qui arrive au premier siège de la Zadié n’est qu’un Héritage du Parti Démocratique Gabonais. Sur le plan historique et géographique, ce siège ne constituait qu’une seule entité dénommée ‘’Canton Djibo’’, concentration des populations venant de Kemboma et  bondônô (actuel Mékambo, site des Mandoungouès, comptoir commercial en fait). Il aurait fallu une première prouesse du PDG pour autoriser le Député de l’époque Victor Ndjaboéni (Mahongoué de Matoté) à créer son Canton Sassamongo (entité qui se crée d’elle-même), autour des années 1925. De là serait venue la distinction entre le canton Mbengoué et le Canton Bonga (ceux qui se brûlent ; allusion à la difficulté de se procurer de l’eau de Bonamaza à Sassamongo, alors que tous les villages de Mbengoué seraient pourvus de rivières).

De nos jours, si Mbengoué réclame à cor et à cri une alternance politique qui aurait dû être mieux gérée, c’est parce que le PDG n’aurait jamais voulu prendre en compte la diversité du 1er siège et la réguler au mieux. Conséquence : d’abor,  la domination de Mbengoué jusqu’aux années 1980 sous la bannière PDG. Cela se passa sous le leadership de feu Raphaël Moapa Walla, une des valeurs que Mékambo ait connues. C’est Moapa Walla qui aurait adoubé son parent  de Sassamongo, Marcel Zembi, eu égard à leurs liens maternels. Zembi est de Méko, sa maman était d’Ikéï Boca-Boca. Ensuite, 30 années de mandature de Sassamongo depuis 1990, sous la même bannière PDG (Feu Ikobabédjé, du village Méko, 10 ans ; et Momoadjambo, originaire d’Itébé, 9ans et 6 mois).

En outre, lorsque le PDG a semblé régler la question Mbéngoué, il ne lui a proposé qu’un avatar : la mandature au Sénat de Marcel Ngoubadiambo. Ce dernier, bien qu’originaire d’Ingoalandjondjo (Mbengoué), n’a jamais défendu les intérêts de ce canton qui du reste conteste sa légitimité. Toujours est-il que lors de la répartition des postes entre le 1er et le 2ème siège, Mbéngoué traîne ce handicap.

Par ailleurs, sur cette question d’alternance, les hiérarques pédégistes n’auraient jamais voulu engager un débat franc, malgré les nombreuses interpellations des jeunes Membres du Conseil National, dont certains sont aujourd’hui engagés dans la future élection partielle.

Avec l’avènement de Prisca Koho, nièce de Moapa Walla, Mbengoué va lui faire la pression de reprendre le leadership avec Sassamongo. Ce à quoi elle va s’appliquer avec finesse : elle aurait, sur le plan administratif, obtenu la promotion de trois ressortissants de Mbengoué dans la diplomatie, celle de quatre autres dans le commandement, et celle de Rosin Clauther Mbami à la Commission Nationale de Lutte contre l’Enrichissement Illicite avant d’en faire son Attaché de Cabinet. Le reste du travail devait être son accession  au poste de Député, en effaçant les empreintes digitales de Momoadjambo (avec la naïve( ?) complicité  de Frédéric Leckyou qui aurait été jusqu’alors son Conseiller Politique dans leur Task force). Mais, le poste de DNA étant très alléchant, elle fera la passe à Mbami. Au niveau politique, elle aurait obtenu la séparation de la fédération Mbengoué/Sassamongo avec à la tête ses hommes à elle, Anicet Ndouabongo Maloye (Mbéngoué) et Jean Paul Itondjahangoué (Sassamongo).

Le climat politique actuel relève donc d’un legs du PDG : gestion atypique du siège par l’ancien Député et Membre du Bureau Politique, Sylvain Momoadjambo. Il faut avouer que ce dernier mandat aura été atone, aride en initiatives, bien que riche en budget (on chercherait toujours les actions de développement communautaire entreprises avec les 75 millions qu’aurait encaissés l’Honorable démissionnaire), pauvre en collaboration (absence du suppléant, attachés et secrétaires parlementaires jamais nommés !). Et cette démission vient une nouvelle fois susciter les convoitises, au moment où l’on s’attendait le moins.

S’agissant des acteurs politiques, Momoadjambo, Prisca Koho, Simplice Mamboula, Clauther Mbami, Frédéric Leckyou et les autres, ne sont que les affidés du PDG dont ils défendaient ou défendent les intérêts, donc l’Héritage. Et, comme les orphelins, ils réclament tous leur part d’Héritage, Momoadjambo parti. C’est à qui aura le meilleur des couteaux qu’échoira le morceau le plus viandé. On comprend alors ce clivage Mbéngoué/Sassamongo, surtout que l’aîné aura mal géré, puis abandonné le fameux Héritage du côté de Sassamongo.

Dorénavant, cet Héritage PDG tend à générer une opposition Moderne dans le 1er siège. D’abord les hommes : Thierry d’Argendieu Kombila (parent de Prisca Koho) ; ancien opposant (Unaf), devenu Membre du Bureau Politique du PDG jusqu’à son éviction par Richard Ekazama, puis redevenu opposant (même si son retour à l’Unaf qu’il avait vendue à coup de millions demeure contestée). Il n’est qu’un Héritier du PDG. Il serait de la course à l’élection partielle, avec l’appui de Jean Ping (Héritier du PDG) sous l’onction et après le pseudo arbitrage d’Eugène Kakou Mayaza (Pédégiste désormais dans le courant Héritage et Modernité). Wilfreid Bongoatsi Ekata (probable candidat d’Héritage et Modernité), ancien Membre du Comité Central du PDG. Arnaud Moandoma, probable candidat d’Héritage et Modernité, transfuge de l’UPNR, de Me Louis Gaston Mayila (Héritier du PDG, allié d’Héritage et Modernité). Même l’Amazone Nadège Elanié qui bien que Vice-Présidente du 7MP, est la protégée de Jean Ping (autre Héritier du PDG). La bagarre s’annonce terrible avec le grand frère Thierry d’Argendieu Kombila, chacun ayant auguisé son Douk-douk. Nadège Elanié aurait déjà déposé sa candidature en dépit des manœuvres de Thierry Kombila et de son mentor présumé, Kakou Mayaza.

L’opposition, à Mbengoué et Sassamongo, est en train de se parer d’une Modernité et d’une virginité bâtie sur l’Héritage du PDG. Et c’est là que devrait se construire son offre politique. Tout le monde s’appuyant sur le passif du PDG, les populations se demanderaient à quoi bon continuer de flirter avec un Héritage ou des Héritiers pas très Modernes. D’où la sanction attendue. Mais en réalité, qui battra le PDG dans le 1er siège,  si ce ne sont  ses propres Héritiers légitimes (Prisca Koho, Clauther Mbami, Simplice Mamboula, Louis Ndounga, Frédéric Leckyou, Venant Ibangot, Baudelaire Ngomazokou), ses Héritiers naturels (Momoadjambo, Wilfreid Bongoatsi, Constatin Tombangoye, Anatole Ingoba et ses anciens du Cercle) et ses Héritiers adultérins (Thierry d’Ardgendieu Kombila, Arnaud Moadoma, etc) ?

Le match s’annonce en effet compliqué. Si Clauther Mbami (Héritier légitime) est investi par le PDG au détriment de Simplice Mamboula (Héritier légitime soupçonné de connivence avec Héritage et Modernité), ce dernier deviendrait un Héritier naturel, et pourrait s’allier avec les Héritiers adultérins. Vice-versa, si Mamboula était investi. Dans ce dernier cas, Prisca Koho (Héritière légitime et Marraine de Mbami) se sentirait désavouée, et vomirait sa bile sur Issozet Ngondet (Parrain de Mamboula).

C’est à ce niveau que nous parlons de défaite de Mbéngoué/Sassamongo. L’enjeu ne semble pas être celui du développement de cette contrée, la pauvreté des populations, mais plutôt le leadership entre Mékambo et Makokou, en la Zadié et l’Ivindo. Le but marqué par Prisca Koho ayant été annulé, le match a été rejoué. La prolongation n’a que trop duré.  Et le temps additionnel est presque terminé. Si Mbami passe, Issozet, grand ami du Distingué Camarade Ali Bongo Ondimba, verra le doigt irrévérencieux d’une petite lui entrer à l’œil. Les Héritiers naturels et adultérins en profiteraient. Mais la bile d’Issozet se rependrait sur l’honorable Paulette Koho qu’il remplacerait par un ‘’Jeune’’ (Encore ?) très proche de lui.  Si c’est Mamboula, Prisca criera au hold up, et tout en restant Héritière légitime malgré elle, elle cautionnerait une incartade des Héritiers adultérins originaires de Mbengoué. Une situation qui arrangera les affaires de Momoadjambo avec sa cohorte d’Héritage et de Modernité. L’alternance, à défaut d’être géographique, s’orienteraient vers les partis, comme au 2ème siège, ainsi que l’ont bien noté certains Membres de MMM. Mais au 1er siège, c’est bien entre Hériers et opposant Modernes du PDG que le coupé-décalé se danse, et  MBENGOUE/SASSAMONGO SERAIENT BATTUS !

Nous pouvons toujours nous tromper, mais le match se joue ailleurs. Et les Héritiers deviendront bien des Modernes.

L’Observateur averti (t)

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